La chirurgie la plus difficile que j’ai réalisée à Nice, et ce n’est pas une chirurgie esthétique
La chirurgie la plus difficile que j’ai réalisée à Nice, et ce n’est pas une chirurgie esthétique
Ce soir-là, je m’apprêtais à partir en week-end.
Le téléphone sonne. C’est le SAMU. Une jeune femme vient de coincer son bras dans une machine à pâtes, dans le restaurant où elle travaille.
Je pars en urgence sur les lieux. Sur place, la décision tombe, brutale : il faut amputer, au niveau du bras et de la main.
On évacue la patiente vers le CHU. Son bras et sa main font le trajet avec elle, dans une glacière.
Direction le bloc opératoire
Devant nous : un bras et une main à réimplanter. Deux internes, une équipe, et 14 heures d’intervention qui commencent.
On reconnecte tout, un par un : les os, les nerfs, les artères, les veines.
Le bras terminé, il faut tout recommencer. La main attend son tour.
Quand on sort du bloc, il est 4 heures du matin. L’équipe est épuisée. Mais son bras et sa main sont vivants.
Rien de tout cela n’est possible seul
À ce niveau d’exigence, un chirurgien ne fait rien tout seul. Ce jour-là, j’ai eu la chance d’être entouré : les infirmiers, les internes, les conseils du chef de service. Une réimplantation de cette ampleur, c’est une équipe entière qui tient un pari ensemble, heure après heure.
Ce que cette nuit m’a appris
Aujourd’hui, je pratique la chirurgie esthétique. Le contexte n’a plus rien à voir : plus d’urgence vitale, plus de glacière, plus de compte à rebours.
Mais le geste, lui, reste le même.
La précision. Le soin du détail. Cette exigence qui ne laisse rien au hasard, qu’il s’agisse de reconnecter une artère de moins d’un millimètre ou d’ajuster un geste esthétique au demi-millimètre près.
Ce que j’ai appris cette nuit-là au bloc, je le remets en pratique dans chaque intervention, encore aujourd’hui.
Comment choisir son chirurgien esthétique
Cette exigence, c’est justement ce qu’il faut chercher quand on choisit un chirurgien esthétique. Au-delà du bouche-à-oreille ou des photos avant/après, quelques critères comptent vraiment : le diplôme de chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique (le seul reconnu pour pratiquer cette spécialité, à vérifier sur l’annuaire du Conseil de l’Ordre des médecins), le parcours hospitalier, qui forge la rigueur face aux complications, et la capacité du praticien à expliquer clairement les risques, les limites et les alternatives, plutôt que de se contenter de vendre un résultat. Un bon chirurgien esthétique est avant tout un chirurgien : la précision et le soin du détail qui sauvent un bras s’appliquent, à une autre échelle, à chaque geste réalisé au bloc.
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